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Le nombre total de cheveux est de 150 000 environ : ce qui représente une surface, s'ils sont mis côte à côte, de presque 10 m2, sachant que l'on a environ 200 cheveux au cm2. Les cheveux se renouvellent 4 fois entièrement dans la vie.
Le cycle pilaire comprend 3 phases qui, toutes confondues, s'étendent sur 3 ans en moyenne.
Un examen permet de vérifier si tous ces pourcentages sont respectés : c'est le Trichogramme. On prélève en 3 points précis sur une chevelure non lavée pendant 5 jours de petites touffes à l'aide d'une pince. Chaque touffe est ensuite examinée au microscope. Selon la forme et les caractéristiques du bulbe, on peut ainsi déduire l'‚ge du cheveu. Selon la formule obtenue, on pourra identifier la cause et adapter ainsi le traitement. On distingue, en gros, 3 formules :
1) tout d'abord, l'hérédité, bien sûr. 2) l'alimentation, ensuite, en sachant que la malnutrition induit vite une chute avec un affinement et une dépigmentation des cheveux. Certains acides aminés sont indispensables à la croissance des cheveux, notamment ceux contenant du soufre. De même, certains acides gras, certains métaux (zinc, cuivre) et les vitamines B5 et H essentiellement. 3) les facteurs hormonaux : Ce sont essentiellement les hormones m‚les et leurs dérivés, la principale étant la testostérone. Les hormones thyroïdiennes influencent également le cycle pilaire ainsi que certaines hormones hypophysaires.
Tout d'abord il convient de s'enquérir de l'âge de début de la chute et de son évolution. 1. Quels sont les antécédents personnels et familiaux ? Les circonstances de survenue : 2. L'examen Il se déroule toujours sur un cuir chevelu non lavé depuis 5 jours minimum. On pratique, entre autres, des tests de traction, ce qui permet d'évaluer l'importance et la réalité de la chute des cheveux. Enfin, un examen général à la recherche de maladies associées, suivi de la prescription d'un bilan biologique. Le médecin s'aidera alors d'un trichogramme. 3. Quelles en sont les causes ? On élimine d'abord les cas des patients affolés un beau matin par la perte de quelques dizaines de cheveux négligée jusque là, de même que l'accroissement saisonnier et d'autres causes bénignes. Ensuite, il faut différencier les causes de pertes rapides et abondantes des causes très progressives. Dans le premier cas, il peut s'agir le plus souvent d'une agression ou d'un stress tels que le procure l'accouchement ou une maladie infectieuse, plus rarement une cure d'amaigrissement trop rapide voire un grand choc émotif. Certains médicaments bien connus sont à l'origine de ce type de troubles, comme la chimiothérapie anticancéreuse, mais le problème du diagnostic ne se pose pas, le patient étant prévenu. Beaucoup d'autres classes médicamenteuses peuvent provoquer ce genre de désagrément. La chute de cheveux qu'ils entraînent est heureusement toujours réversible. Les causes de perte progressive de cheveux sont essentiellement la calvitie commune ou calvitie androgénique. Comme son nom l'indique, elle est liée aux hormones m‚les et se rencontre principalement chez l'homme. Chez la femme, elle est plus rare et moins franche. Elle s'améliore pendant la grossesse et redémarre après l'accouchement.
1. Traitements médicaux A commencer par l'hygiène corporelle qui passe par les shampooings. La coupe des cheveux ne modifie pas par sa fréquence leur pousse. Elle n'enlève que les fourches. Le lavage, s'il se fait avec des shampooings de bonne qualité non détergents peut avoir n'importe quelle fréquence. Il peut alors survenir de graves désagréments dans la texture du cheveu que seule la coupe pourra régler. Elles sont utilisées quelle que soit la cause ; le résultat est plus qu'aléatoire. Le Minoxidil(r) localement ou par voie générale est un des traitements efficaces disponibles depuis plusieurs années. Un dérivé hormonal, Propécia(r) ralentit de façon avérée le taux de chute. Parmi les médicaments pris par voie générale, il faut citer : Les hormones - Parmi elles, on l'aura deviné les anti-androgènes car ils s'opposent au rôle alopéciant des androgènes. Ils ne peuvent malheureusement être prescrits que chez la femme car ils induiraient une féminisation chez l'homme. - Certains diurétiques : les " spironolactones " ont une action antagoniste des androgènes, ce qui les rend également inutilisables dans le traitement de l'alopécie chez l'homme. 2. Le traitement chirurgical de la calvitie a) La microgreffe Les greffes de cheveux connaissent actuellement un regain d'intérêt lié à quelques nouveautés techniques qui ont bouleversé une pratique déjà très ancienne. Les praticiens se heurtaient jusqu'alors à deux écueils :
Il ne reste plus dès lors qu'à préparer la zone receveuse avec le même type d'infiltration. Plusieurs méthodes sont utilisées aujourd'hui pour implanter les greffons :
L'intervention absolument indolore dure en moyenne trois heures. Deux à trois séances sont habituellement nécessaires pour obtenir un résultat naturel. b) Les réductions tonsurales Elles consistent à enlever une partie glabre du cuir chevelu et y faire ensuite glisser les zones restées chevelues. Un large décollement est nécessaire de part et d'autre de l'incision. Plusieurs réductions tonsurales espacées de six semaines peuvent être envisagées. c) Les lambeaux Cette technique consiste à découper un lambeau de cuir chevelu et à lui faire effectuer une rotation sur lui-même afin de l'amener à occuper une zone glabre. Avantage Inconvénient d) Les expansions cutanées Sous anesthésie générale, on introduit sous la peau un ballon de silicone muni d'une valve de gonflage. 3. En conclusion L'approche d'une alopécie commence par une analyse très précise et personnalisée du problème. L'attitude sera alors envisagée au cas par cas : ou Mettre en route une stratégie chirurgicale associant souvent plusieurs séances de greffes et/ou des interventions plus importantes comme la réduction tonsurale ou le transfert de lambeau complet de cuir chevelu. |
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